Un canadien en visite

 

Il y a peu de temps, un pratiquant d’Aïki Budo du Canada a commencé une tournée européenne afin d’améliorer ses connaissances et sa pratique. Ce genre d’initiative se fait rarement, et seul les étudiants voulant se consacrer au professionnalisme en arts martiaux entament cette démarche.

C’est avec plaisir qu’il fut reçu par les élèves de Metz qui sans lui montrer toutes les subtilités de notre école Maroto ha (tradition oblige) l’ont initié aux bases et surtout à notre éthique et aux traditions martiales japonaises transmises avec tant d ‘authenticité par maître Maroteaux .

Pendant une semaine, ce jeune pratiquant pris connaissance et étudia avec sérieux la base même de notre école c’est à dire la posture juste et la stabilité mobile. Quelques Katas de iaido virent compléter ses connaissances. En retour, il nous fit une petite démonstration de son école ce qui permit d’échanger nos impressions et de constater que la pratique sincère est toujours payante et que la richesse humaine si elle le désire peut être partagée.

Notre cousin des riches terre du Canada s’en est reparti vers d’autres cieux et d’autres découvertes, il nous a honoré de sa présence et nous sommes heureux que l’école de Metz Maroto Ha a été choisie en premier pour sa tournée européenne. Nos lointains cousins et pourtant si proches seront toujours les bienvenus.

René Pachurka

La voie

J’étais très jeune, un professeur de philosophie me dit un jour, oublie jamais petit que dans la vie, il y a ceux qui commandent et ceux qui obéissent. C’est à toi de savoir de quel côté tu voudras être.

Cela va déplaire à beaucoup, mais dans un monde ou ceux qui gouvernent les pays dits riches pensent que les anciennes valeurs appelées désuètes ne doivent plus être appliquées. Ils ont tord car c’est une des causes qui nous emmènera tout doucement vers une médiocrité qui élargira les différences et agrandira l’injustice.

De tout temps, et encore de nos jours, ce sont les hommes courageux croyant en leurs propres valeurs et en restant fidèles à celles ci qui sortent de la multitude et qui marquent leur époque. Les guerriers, les samouraïs, les chevaliers furent de ceux là.

Bientôt de cette multitude, sortirent des règles qui dans toutes nations sur toutes les latitudes émergèrent pour s’imposer sous forme de lois et de traditions qui survivent encore de nos jours et qui demain aideront l’humanité à trouver son chemin. La loi du plus fort existe toujours et existera; car inscrite dans les gènes des êtres vivants. Mais elle doit s’appliquer en suivant l’évolution humaine, c’est à dire dans l’intelligence, la compassion, le respect, la protection, la connaissance, le courage et le travail sur soi et pour les autres. Les techniques de combat doivent non seulement servir à se défendre et à attaquer, mais leurs règles d’applications doivent nous guider dans les buts que nous nous fixons dans ce monde moderne. Les chevaliers, quelles que soient leurs origines ou l’ordre auquel ils appartiennent n’ont pas disparus. Dans notre école, ces principes sont appliqués. Pour pratiquer il faut aimer la discipline, l’effort, le respect aux autorités et aux traditions, la politesse et le savoir vivre. Un élève qui ne fera pas l’effort d’apprendre, si son éducation ne possède pas ces valeurs, n’a pas sa place parmi nous. Nous sommes des personnes qui appliquent simplement ce qu’ont fait dans l’histoire humaine les guerriers et les chevaliers qui crurent à ces valeurs. Beaucoup de gens les espèrent et les cherchent, chez nous avec du courage et des efforts on peut les trouver. Osez, tel est le mot d’ordre.

Sur l’oriflamme des chevaliers se trouvait leur blason, mais leur vraies valeurs étaient dans leur cœur.

René Pachurka.

voeux

L’Aïki-Club de Metz vous souhaite une belle année 2018, qu’elle soit propice à une pratique évolutive et pleine. Une joyeuse année aussi à vos proches. Que cette année à venir soit légère mais responsable et consciente!

M-Isabel F.

 

Hommage de Maître Maroteaux à Senséi hank

ADIEU L’AMI…
J’ai connu Ahmed voici…43 ans.
Il avait été le premier inscrit à mes cours de ju-jutsu Hakko-ryu dans une baraque, à Niederbronn-les-Bains, en Alsace.
Chaque semaine, alors qu’il était au chômage, il se déplaçait depuis Bitche (30 km) pour suivre trois fois par semaine les deux cours que je donnais chaque soir.
A ce rythme, il fut le seul à être ceinture noire 1er dan un an et demi après.
Lors de mon départ d’Alsace, en 1977, pour vivre une aventure romanesque et entreprendre un périple à travers le monde qui ne cessera plus, il fut le seul à comprendre mon initiative. Sa fidélité envers moi et l’école, comme chacun avait pu le constater depuis,  était exemplaire.
Il n’était pas seulement un instructeur qualifié au sein de son club, mais aussi un chef-directeur régional, un pilier de l’école.
Il a gravis les échelons sans jamais demander de grade, au point de parvenir au rang de 7e dan avec le titre honorable de Kyoshi.
Par deux fois, il m’a accompagné au Japon, malgré ses modestes moyens. Ce qui fut un rêve pour lui, devint réalité.
Il faisait partie des quelques rares que je consultais parmi mon comité d’anciens, lorsque cela s’avérait nécessaire.
Sa gentillesse, sa générosité, sa profonde sagesse, sa haute technicité, faisait de lui le Senpai (l’ancien) à qui on se confiait parfois.
Il était aimé de tous : élèves et instructeurs.
Qui plus est, il faisait partie intégrante du Conseil Magistral en Chevalerie à mes côtés depuis une trentaine d’années, et ce, dans la plus grande discrétion.
Homme d’honneur et d’action, il était réellement lui.
Elève il a été à mes côtés durant de longues années, maître il était devenu, dans ce qui fut durant plus de 40 ans, sa passion : les arts martiaux.
Jamais, je n’oublierai les heures bénéfiques passées en son agréable compagnie et les parties de « fou rire » que nous avons partagés.
Il était devenu pour moi, un ami, un frère…
C’est pourquoi, je demande à tous les responsables de clubs français et étrangers affiliés, d’avoir une pensée pour lui en ce jour où se déroulent ses obsèques en famille essentiellement, dans le cimetière de Bitche (57) au carré des Musulmans et qu’une minute de silence soit accordée lors d’un cours courant de ce mois, comme d’autres l’ont déjà fait..
Une cérémonie de recueillement se tiendra à Bitche sous ma présence en avril prochain, lors du stage programmé à Metz afin de lui rendre officiellement l’hommage qui lui est dû.
ADIEU HANK, ADIEU AHMED, ADIEU L’AMI, ADIEU LE FRERE et pour moi, j’ajouterai ADIEU « BITCHE » , surnom que je lui avais attribué… »
Me MAROTEAUX 9e dan Hanshi
Président ESTAM

Hommage de senséi Pachurka à senséi Hank

Une partie de l’héritage de Maître Maroteaux rentre dans la légende. Adieu Senseï, nous rirons encore ensemble lorsque l’heure choisie par le destin nous réunira .Tu nous as guidé ,tu nous as transmis, nous nous souviendrons . A la fin de ta vie selon ta foi ton regard s’est tourné vers le créateur. Maintenant tu sais ,repose en paix.

 

René Pachurka

Prochainement notre galerie photos sur notre dernier stage armes

Bientôt sur notre site aikiclubmetz.fr une galerie photos de notre dernier stage armes (photo de MI Freiria avec René Pachurka et Jean-Wilfried Begue)

Un stage sous le signe du retour aux bases et à la convivialité

Un stage d’armes s’est tenu à l’Aïki-Club de Metz  le samedi 4 novembre 2017 sous les conseils de Senséï René Pachurka. Venus de toute la Lorraine et de Belgique, nous avons travaillé  le jo, le boken, le katana et le combat à mains nues contre sabre en appliquant les principes chers à Maître Maroteaux .Ce travail commun a intégré des pratiquants allant du Godan au Myukiu. Nous avons interrogé et répété les bases essentielles à notre pratique. Un moment de convivialité et d’échanges techniques et humains ont enrichi cette journée dense en apprentissage de toutes sortes. Merci à tous pour votre participation et votre engagement.

M-Isabel Freiria et René Pachurka

 

 

Calendrier des stages saison 2017/2018

 

 

Cours armes (stage de ligue) – METZ

Senséï René Pachurka

 

 

Samedi 4 novembre 2017

(8h-18h)

 

Cours iaïdo (stage de ligue) – METZ

Senséï Christian Barnavol

 

 

 

Samedi 27 janvier 2018

(14h-22h)

Dimanche 28 janvier 2018

(8h-14h)

 

Cours armes (stage de ligue) – METZ

Senséï René Pachurka

 

 

Samedi 03 mars 2018

(8h-18h)

 

Cours de Maître Maroteaux – METZ

 

 

 

Samedi 7 avril 2018

(14h-22h)

Dimanche 8 avril 2018

(8h-14h)

 

Stage de fin d’année – VIGY

 

 

Samedi et dimanche

2 et 3 juin 2018

 

2 secondes pour se défaire d’un agresseur…

Pour mémoire, Me Roland J. Maroteaux, 9e Dan Hanshi, a signé un second ouvrage sur la self-défense japonaise – une suite logique au premier – de 220 pages tout en couleurs, qui comporte le programme technique complet en vue d’obtenir le certificat d’aptitude. Soit une soixantaine de techniques japonaises pour se défendre contre un agresseur, issues du Takeda-ryu et du Mondo-ryu.

Préfacé par Jean-Pierre Vignau, 9e dan, cet ouvrage comporte des conseils vitaux jamais publiés jusqu’à ce jour en France et des techniques inédites, présentées grâce à des planches techniques précises et explicites. Une méthode conçue à la portée de tous, mais qui nécessite un entraînement suivi sous la responsabilité d’un instructeur dûment habilité de l’EcoleTakeda-Ryu Maroto-Ha (fédération UNADA) pour atteindre les réflexes, la maîtrise, la puissance, la vitesse et la précision qu’elle implique.
Au sommaire :
  • préliminaires et éducatifs,
  • défenses contre saisies (revers, à une ou deux mains, manche, poignet),
  • ceintures avant et arrière, et contre plusieurs agresseurs,
  • défenses contre étranglements (face, arrière) et contre deux attaquants,
  • défenses contre coups de poing (américain),
  • défenses contre coups de pied (bas-ventre, tibia),
  • défenses contre couteau (posé sur la gorge, le cou, direct au ventre ou circulaire),
  • défenses contre armes à feu (revolver, fusil posé de face ou dans le dos, à mi-distance),
  • défenses contre armes contondantes (bâton court et moyen, tesson de bouteille, chaise, poing américain),
  • défenses en des lieux insolites (couché, en voiture, contre un mur, devant un bar, assis).
Un outil de travail précieux pour les élèves comme pour les enseignants.
Pour en savoir plus : www.books-budo.com
Source : Maroto Edition

Les arts martiaux c’est aussi travailler seul(e)

Lorsqu’une personne s’inscrit dans un club d’arts martiaux ou un dojo, elle pense de suite à un professeur, un maître, un guide ainsi qu’à des camarades de sueur, de travail studieux et de douleur. Elle pense à la camaraderie, à la joie de retrouver des pratiquants d’autres clubs au travers des stages, avec lesquels se sont tissés des liens forts!

Il est facile d’oublier que les arts martiaux c’est aussi (et surtout diraient certains) travailler seul(e)…

Il suffit de lire Maître Maroteaux qui nous dit que pendant des heures et des heures, il a travaillé ses entrées au Judo avec pour seule compagnie une chaise! C’est quelqu’un d’exceptionnel, me direz-vous. Un vrai passionné qui a voué sa vie aux arts martiaux! Soit. Parlons alors des hauts gradés qui, une fois le Godan en poche, s’entendent dire que c’est fini, que le Maître n’a plus rien à leur apprendre. Maintenant, c’est eux leur propre professeur! Ah? Eux, ce sont des hauts gradés? Cela fait plus de vingt ans qu’il suivent le Maître? Ils sont prêts pour ça? Peut-être… Je ne sais. Que dire alors de ces gens qui, par obligations professionnelles, déménagent loin d’un club? Ou plus près de nous : nos instructeurs. Ces gens en Keiko-Gi bleu qui prennent de leur temps pour nous transmettre leur savoir, qui les instruit? Qui les entraînent? Il y a bien sûr le stage annuel des instructeurs, mais la majorité de leur travail se fait seul!

Dans la vie d’un pratiquant, travailler seul est un passage obligé et en même temps, une épreuve. Cette épreuve nous met face à notre passion, à notre rigueur. Bref, elle nous met face à nous-mêmes. Elle est le reflet du pratiquant que l’on est ou celui que l’on devient.

Mais c’est aussi un moment de création ou de recréation! Nous avons la chance d’avoir des supports et des stages! Mais l’observation, la synthèse et le travail restent nos meilleurs alliés pour transformer l’image en mouvements efficaces. Nous sommes, de plus, obligés de nous poser beaucoup de questions, de tenter, de nous tromper, de réapprendre pour comprendre nos faiblesses, nos forces et finalement notre façon de faire et d’être.

Ainsi, même si le travail solitaire n’est pas envisagé au début de la pratique d’un art martial, c’est un passage obligé qu’il faut craindre autant qu’apprécier car c’est face à ce miroir de nous-mêmes que nous serons capables de nous comprendre et d’évoluer au maximum de nos capacités.

Arnaud Cei Saurel

Crédits Photos : Patrick Kopp